L'histoire de notre terroir

L'histoire de notre terroir

La présence de la vigne sur les coteaux qui bordent l’Ouvèze est déjà signalée par les auteurs grecs et romains, puis se maintient au cours des siècles, associée à d’autres cultures nécessaires à l’alimentation de la population.

L’histoire de notre terroir en détail…

Rasteau a de tout temps vécu de sa production agricole. À la chute de l’Empire romain (476 après JC) on atteste que l’agriculture du Comtat comportait les céréales (blé, froment, seigle, avoine, épeautre), la vigne, l’olivier et les jardins. Les terres riches étaient réservées à la production agricole, toute juste suffisante pour les besoins locaux. La culture des céréales était alors privilégiée à celle des vignes pour des raisons de conservation et de transport.

Le ver à soie est introduit dans le Comtat au 13ème siècle mais l’industrie de la soie et la sériculture (et donc l’exploitation du mûrier blanc) ne se développent qu’à partir de la fin du XVIème siècle et fera la richesse du Comtat au XVIIIème siècle (cf. la Fabrique de Rasteau).

La culture de l’olivier s’est fortement développée à Rasteau au XVIIème siècle ; plus de 66 hectares sont porteurs d’oliviers parfois associés à la vigne (ouillières) mais les gels qui se sont succédés de 1671 à 1790 - et notamment le dernier épisode de 1956 - ont tué toute velléité de continuer la culture de l’olive et ont définitivement mené Rasteau à la monoculture.

La culture de la vigne, qui a de tout temps existé à Rasteau sous la tutelle des évêques et en association avec une production arboricole variée, commence à se développer à partir de la fin du XVIIIème siècle.

En 1880, on assiste à la quasi destruction du vignoble rastellain à cause du Phylloxera. Il reprendra progressivement sa place avec 40 % de la surface cultivée en 1914 grâce à l’introduction progressive de greffons sur plants américains et des cépages renouvelés (Grenache, Carignan…).

En l’absence de tradition commerciale vinicole forte – principalement dû au conservatisme des autorités papales, avec un sol sensible qui conduit inexorablement au village à la monoculture, mais surtout afin de lutter contre l’hégémonie des marchands de vin châteauneuvois, une poignée de viticulteurs se fédère pour créer la Cave Coopérative en 1925, quelques années avant les débuts de la coopération viticole française.